Nobody told me

… there’s gonna be days like these

C’est sur ces mots que s’ouvre la chanson de John Lennon, sortie en 1984, qui a à la fois servi de titre, de devise et d’inspiration au projet organisé en août 2016 dans les locaux de la Philharmonie. L’idée était de créer une plateforme artistique permettant aux réfugiés d’exprimer leur potentiel et leurs talents autour de différents ateliers d’art consacrés notamment au théâtre, aux décors et aux percussions.

Trente participants aux origines diverses, tous arrivés au Luxembourg en tant que réfugiés, ont participé à cette semaine de projets, qui a aussi fait la belle part à leurs histoires et expériences personnelles au travers d’un spectacle livrant un aperçu de leur vie, toujours de manière artistique et métaphorique.

Le projet a été encadré par une équipe internationale de cinq membres qui s’est distinguée par ses aptitudes et idées tant sur le plan artistique que pédagogique. Les responsables d’atelier ont travaillé sous la direction artistique de Catherine Elsen (Londres). Bassam Ghazi (Cologne / Liban), en charge du groupe de théâtre, a intégré les histoires des participants dans son travail. Les questions de l’origine, de l’arrivée et du voyage ont été thématisées au sein de l’atelier Décors de Golrokh Nafisi (Amsterdam / Iran), à travers la réalisation de cartes retraçant l’origine et la trajectoire des participants. À la fin du spectacle, la carte complète de Luxembourg-Ville est apparue sur scène. Les participants ont peint, dessiné et créé pendant le déroulement même de la pièce, donnant lieu à une sorte de scénographie vivante. Laurent Warnier (Amsterdam / Luxembourg) et le musicien de l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg Benjamin Schäfer (Trèves / Luxembourg), en charge du groupe Percussions, ont développé des rythmes, des mélodies et des sons avec les interprètes.

Ce projet était focalisé sur la musique en tant qu’instrument fédérateur. Il s’est avéré que le chant jouait un rôle particulièrement important dans la communication et pouvait servir de trait d’union entre différentes cultures et différents individus. Pendant une semaine, des individus originaires de plus de dix pays différents ont pu se comprendre à travers une langue unique, celle de l’art.

Après la deuxième représentation, qui a eu lieu dans le cadre du Last Summer Dance Festival à Erpeldange, la nécessité de poursuivre ce projet s’est imposée d’elle-même. Cette semaine estivale a ainsi débouché sur deux autres projets organisés de manière régulière. Outre un groupe de théâtre qui débutera en janvier, des répétitions de groupe ont lieu toutes les semaines à la Philharmonie, sous la direction de Benjamin Schäfer.

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